Interview - Frankie Hill

L’idole des jeunes

Par Maître Gonzo

Ce type a incontestablement marqué beaucoup de skaters. Sa carrière a été explosive et courte puisque marquée par un accident invalidant. Frankie habite dans la ville plutôt snobinarde de Santa Barbara mais ne fait pas partie du lot. Aujourd’hui il partage son temps entre un gagne pain de prothésiste dentaire et sa marque très confidentielle Frankie Hill Skateboards.

Petite mise au point tandis que Pat Duffy déclare en le regardant évoluer: «  Ce type là à montré le chemin ».

Frankie quel est ton trick favori ?
360 double flip

Quelles ont été tes inspirations ?
Tous les gars qui skataient en fait. Je n’ai pas réellement eu de modèle à part le sport lui même ou les gars qui poussent le truc au delà de ses limites.

Tu as changé la donne. On peut dire ça ? C’était il y a un moment avant ma blessure. J’ai juste voulu donner mon point de vue, marquer ma signature être et rester au top du skate tout en respectant ce que les autres faisaient. Prends Eric Ricks par exemple. C’était un ripper. Il est dans mon team de boards maintenant et il fracasse toujours ! Je crois en définitive que je me suis engagé. J’ai repris des tricks sur des gaps. C’est une leçon de vie puisque ça m’a prouvé qu’avec de la persevérance on peut faire plein de choses.

Tu skates avec qui en ce moment ?
J’aime les gars brut de décoffrage plus que les machines à tricks. Du coup n’importe qui pourvu qu’il y mette ses tripes.

 

 

Tu peux parler de Ban This ?
On est parti à la fac avec Stacy Peralta et j’ai collé ce handrail sur 14 marches. Ca c’est passé en plusieurs étapes. Au premier essai Stacy était flippé d’autant plus que je me suis vautré. Il a dit on arrête tout mais j’ai voulu reprendre. Là c’est passé. C’était dingue et personne n’y croyait. Encore une fois c’est la persévérance qui a payé.

L’accident ?
Je me suis explosé le genou. Le truc c’est qu’on était en train de filmer. Les gars m’ont conduit à l’hôpital et m’ont oublié. Je n’ai pas trop entendu parler de mes potes de l’époque ni de mes sponsors qui m’ont un peu laissé tomber. Le chirurgien a dit que c’était inopérable. Je n’ai donc pas été pris en charge. J’ai arrêté le skate. Les seuls à me soutenir ont été ma copine et ma mère. J’ai bossé comme larbin en boitant dans une station service.

 

Tu est de retour sur une board depuis un petit moment maintenant !
Ma mère m’a convaincu d’attaquer l’hôpital pour faute. Je n’étais pas partisan de la démarche mais on a fini par le faire. J’ai pris un avocat. J’ai été opéré et ça a fonctionné. Je suis sorti de la galère. J’ai pu reskater et faire une formation de prothésiste pour me dégoter un boulot à peu près honorable.

Tu continues de tripper ou tu rides à domicile ?
Goleta et Santa Barbara principalement.

Tu t’échauffes ou tu as un training particulier avant de partir rider ?
Non je n’ai pas le temps de faire ça. Les journées sont longues au travail et comme il me reste généralement assez peu de temps pour le skate je saute de suite sur la board.

Où aimerais tu aller ?
En Tasmanie. On y était passé en tour et c’est dément.

Mot de la fin ?
Just ride.

 

 

 

 

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